Ces marques ont dit non aux gros deals… et sont devenues immensément riches

Par Mawunyon

Aujourd’hui, considérées comme les socles de leur secteur, au départ ces marques ont dit non aux gros deals… et sont devenues immensément riches, d’autres en ont essuyé plusieurs regrets.

À l’époque, tout le monde pensait qu’elles venaient de signer leur arrêt de mort. Refuser des offres à plusieurs millions ? Le genre de choix qui ferait transpirer n’importe quel entrepreneur. Et pourtant… ce refus a tout changé. Pas de “oui” facile, pas de raccourci. Juste une vision, de la patience et un sacré instinct. Résultat : elles ont bâti des empires. Ces marques ont dit non aux gros deals de l’histoire. Ainsi, dans cet article, vous revenons sur l’histoire de ces entreprises qui ont snobé les deals du siècle pour mieux écrire leur propre légende.

Ces marques ont dit non aux gros deals du siècle, mais ont fini par exploser

Ces marques ont dit non aux gros deals du siècle et ont finir par devenir des entreprises à succès. Toutefois, ce n’est pas le cas de tout le monde.

Netflix : le “non” à Blockbuster qui valait des milliards

Ces marques ont dit non aux gros deals

À la fin des années 90, Netflix n’est encore qu’un petit service de location de DVD par courrier. Rien de bien menaçant pour le géant de l’époque : Blockbuster, qui règne sur l’industrie de la location de films avec ses 9 000 boutiques partout dans le monde.

En 2000, les fondateurs de Netflix frappent à la porte de Blockbuster avec une offre simple : racheter leur boîte pour 50 millions de dollars. Le deal paraît honnête. Mais Blockbuster rigole. Littéralement. Un petit service par courrier ? Aucun avenir selon eux.

Netflix repart bredouille… et bosse en silence. Quelques années plus tard, la plateforme mise tout sur le streaming, anticipe la mort du DVD, puis explose avec des contenus originaux comme House of Cards, Stranger Things ou The Crown. Blockbuster finit par faire faillite.

Quant à Netflix, vous connaissez l’histoire. La marque devient l’une des entreprises les plus puissantes du divertissement, avec une capitalisation qui dépasse les 150 milliards de dollars à son apogée. Comme quoi, se faire humilier peut parfois être le début d’une revanche historique.

Airbnb : personne n’en voulait, alors ils l’ont construit seul

Ces marques ont dit non aux gros deals - Airbnb

En 2008, trois mecs galèrent à payer leur loyer à San Francisco. C’est à partir de là que leur vient une idée : louer un matelas gonflable dans leur salon à des inconnus. Le concept semble absurde. Qui voudrait dormir chez des inconnus ? Ils montent alors AirBed & Breakfast, font un site, et partent à la chasse aux investisseurs.

Ils partent dès lors à la recherche de gros investisseurs. Premier tour de table : la Silicon Valley leur rit au nez. Les investisseurs traitent leur idée trop risquée et pas scalable. Ils vont essuyer plus de 7 refus de gros VC (Venture-Capitalist).

Toutefois, un investisseur va accepter d’investir 150 000 dollars, ce qui est loin ce que recherchaient les fondateurs de Airbnb. Ils décident alors de se débrouiller avec leurs propres moyens. Ils réinventent l’hébergement, ville après ville, utilisateur après utilisateur. Airbnb, c’est plus de 150 millions d’utilisateurs, une valorisation à plus de 100 milliards de dollars, et des hôtels qui flippent à chaque mise à jour de leur app.

Refuser les deals bancals ou se faire refuser tout court leur a permis de garder le contrôle, de façonner leur vision, et de devenir un géant.

Sony : le “non” à iTunes qui leur a coûté le trône

marque sony

Sony n’a pas connu le même sort heureux que tous ces marques qui ont dit non et ont fini par devenir immensément riches. Dans cette liste de “ces marques ont dit non aux gros deals”, Sony est l’exception d’une fin heureuse.

Début des années 2000. L’industrie musicale est en panique. Le piratage explose avec Napster, les ventes de CD s’effondrent, et personne ne sait comment sauver le business.

Apple débarque avec une idée simple : un lecteur MP3 élégant (l’iPod) et une plateforme pour acheter des chansons légalement : iTunes. Steve Jobs tend la main aux géants de la musique, dont Sony Music, pour leur proposer un deal historique.

Mais Sony, sûr de sa puissance, dit non. Trop disruptif. Trop de contrôle donné à Apple. Et puis bon, qui voudrait acheter de la musique à l’unité ? Apple fonce sans eux. iTunes devient une révolution. L’iPod cartonne. Et Sony… regarde le train passer. Sony avait déjà tous les atouts pour dominer le marché. Une maison de disques puissante, un savoir-faire technologique, et même un baladeur légendaire (le Walkman). Mais la peur du changement leur a coûté leur avance. Une décennie plus tard, Sony s’est relevée ailleurs (gaming, cinéma, matériel audio). Mais ce fameux “non” à iTunes reste l’un des plus gros “ratés” stratégiques de son histoire.

Apple : quand dire non à Microsoft a failli les tuer… avant de les ressusciter

Ces marques ont dit non aux gros deals - Apple

Le génie Steve Jobs a été viré, les ventes plongent, le Mac se fait écraser par les PC sous Windows, et l’entreprise fonce droit vers la faillite. La solution paraît évidente : adopter Windows, collaborer avec Microsoft, faire comme tout le monde. Apple garde son système d’exploitation maison, reste enfermée dans son propre écosystème, et refuse d’ouvrir sa technologie. Un choix noble… mais suicidaire. Au bord du gouffre, Apple est à deux doigts de déposer le bilan. Et c’est là que l’ironie frappe. En 1997, Steve Jobs revient et négocie un deal complètement inattendu : Microsoft injecte 150 millions de dollars dans Apple. Oui, le rival historique sauve son concurrent direct, histoire de calmer les autorités antitrust.

Mais ce n’est pas ça le plus fou. Ce que Jobs refuse encore, c’est d’abandonner sa vision. Il garde le contrôle, relance Apple avec l’iMac, puis l’iPod, l’iPhone, l’iPad… et transforme une marque presque morte en une entreprise à plus de 3 000 milliards de dollars de valorisation.

Steve Jobs est le visage de l’entreprise car il a su dire :

  • Dire non à la facilité.
  • Dire non à la copie.
  • Dire non à tout ce qui ne ressemble pas à Apple.

C’est ce “non” obstiné qui a failli les tuer… et qui les a rendus légendaires.

En 2013, Snapchat dit non à Facebook

Snapchat

En 2013, Facebook, sous la direction de Mark Zuckerberg, a offert à Snapchat une somme astronomique de 3 milliards de dollars pour racheter la plateforme de messagerie éphémère. À l’époque, Snapchat n’était encore qu’une jeune entreprise, mais elle avait déjà commencé à connaître un certain succès, surtout auprès des jeunes utilisateurs grâce à son format de messages temporaires.

Evan Spiegel, le co-fondateur et CEO de Snapchat, a cependant refusé cette offre. Ce refus a été largement médiatisé, et beaucoup pensaient que Spiegel avait commis une erreur monumentale en rejetant une somme aussi colossale. Cependant, il avait une vision à long terme pour Snapchat et ne voulait pas vendre à Facebook, qu’il considérait comme un concurrent.

Cette décision a failli être un échec. En effet, pendant un certain temps, Snapchat a eu des difficultés à générer des revenus, et beaucoup se sont demandé si la plateforme allait survivre face à la concurrence de géants comme Facebook et Instagram. Ce rejet a renforcé la rivalité entre Facebook et Snapchat.

Cependant, au lieu de sombrer, Snapchat a réussi à s’adapter et à évoluer. Facebook, comprenant que Snapchat représentait une menace sérieuse, a réagi en introduisant des Stories sur Instagram, une fonctionnalité largement inspirée de Snapchat. Mais cette réponse n’a pas découragé Snapchat. Au contraire, elle a solidifié sa position sur le marché en confirmant son modèle unique de partage éphémère et en continuant à attirer des utilisateurs fidèles.

Au final, bien que Snapchat ait refusé l’offre de Facebook, la plateforme a survécu et a continué à croître, tandis que Facebook a dû adapter sa stratégie face à cette concurrence. Aujourd’hui, Snapchat est toujours une entreprise indépendante avec une énorme base d’utilisateurs et une influence particulière sur les réseaux sociaux. Quant à Facebook, bien qu’ayant intégré les stories à son propre réseau, a appris à évoluer à la lumière de ce refus.

Google : quand dire non à Yahoo a permis de bâtir un empire

Google

Au début des années 2000, Yahoo était un acteur majeur du secteur de la recherche sur Internet et des services en ligne. En 2002, Yahoo avait la possibilité de racheter Google pour environ 3 milliards de dollars. Cependant, Yahoo, sous la direction de son CEO Terry Semel, a jugé que l’offre n’était pas assez intéressante et a décidé de ne pas acheter Google.

À l’époque, Google n’était qu’un moteur de recherche en plein développement et n’avait pas encore montré son potentiel en tant qu’entreprise publicitaire. Yahoo pensait que Google n’était qu’une solution de recherche parmi d’autres, et il a préféré se concentrer sur ses propres projets et sa position dominante dans l’industrie. Ce choix allait s’avérer être une décision historique, mais pas dans le bon sens pour Yahoo.

Google, quant à lui, a poursuivi son développement, innovant constamment avec des produits comme AdWords, qui allait transformer l’entreprise en un mastodonte de la publicité en ligne. Au fil des années, Google a explosé, et sa valorisation est passée bien au-delà de celle de Yahoo. Aujourd’hui, Alphabet, la société mère de Google, est l’une des entreprises les plus puissantes au monde, avec une capitalisation boursière de plusieurs trillions de dollars.

De son côté, Yahoo a vu sa position se fragiliser, perdant des parts de marché face à Google et Facebook. L’entreprise a progressivement vu sa position de leader s’effriter, et elle a été rachetée par Verizon en 2017, bien loin de sa domination des années 90 et 2000.

Bumble refuse une offre de 450 millions de Tinder

Bumble

En 2017, Whitney Wolfe Herd, fondatrice de l’application de rencontres Bumble, a rejeté une offre de rachat de 450 millions de dollars de la part de Match Group, propriétaire de Tinder. Elle a préféré rester indépendante, convaincue du potentiel unique de Bumble axé sur l’autonomisation des femmes. Aujourd’hui, Bumble est valorisée à plus de 1 milliard de dollars et cotée en bourse.

Voici l’histoire de quelques entreprises qui ont eu l’audace de voler de leur propre et de refuser des offres astronomiques.

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