Le souci d’un avancement technologique de l’humain a poussé divers chercheurs vers le secteur du numérique tel que nous le connaissons aujourd’hui. Des évolutions de métiers ont émergé de ce développement, au point qu’il devient quasi impossible d’imaginer une carrière sans les facilités qu’offrent l’internet et les données via les ordinateurs. Il convient alors de s’intéresser de plus en plus aux divers métiers que le numérique propose, même si certains devront être réadaptés en fonction des contraintes et des besoins, surtout avec les réflexions posées sur l’IA.
Qu’il s’agisse de rédaction, de conception, de développement ou de cybersécurité, on constate l’importance de plusieurs métiers dans le numérique. Ceci est dû au manque de profils pour combler le vide des particuliers et des entreprises dans certains domaines précis.
Parmi la pléiade de métiers qui existent, et qui naissent au fil de l’évolution du numérique, voici 11 métiers du numérique qui retiennent l’intérêt de notre rédaction :
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1. Rédacteur SEO
Qu’est-ce que c’est?
Le rédacteur SEO, aussi appelé rédacteur web, est l’un des métiers du numérique qui a pour rôle de rédiger des contenus destinés à être publiés en ligne. Ses écrits sont destinés à deux types de lecteurs : les internautes et les moteurs de recherche.
Qui dit rédacteur SEO dit aussi référencement naturel. Ce dernier doit maitriser tout ce qui concerne le SEO pour que les contenus créés se retrouvent aux meilleures places dans les moteurs de recherche.
Qui dit rédacteur SEO dit aussi référencement naturel. Ce dernier doit maîtriser tout ce qui concerne le SEO pour que les contenus créés se retrouvent aux meilleures places dans les moteurs de recherche.
Pour ce faire, il doit, en plus de créer du contenu qualitatif, comprendre le fonctionnement des moteurs de recherche via leur algorithme. L’objectif est d’être bien référencé par les algorithmes des moteurs de recherche, Google étant le moteur le plus utilisé dans le numérique.
Ce métier ressemble quelque peu au métier de journalisme web, car le rédacteur web SEO se doit de répondre aux questions journalistiques de base : who, what, when, why, where. Cependant, il existe quelques nuances compte tenu des rôles à tenir.
La nuance entre rédacteur SEO et journaliste Web
En effet, être journaliste web implique d’écrire pour le web comme un rédacteur SEO. Des recherches doivent d’ailleurs être effectuées pour rédiger des articles adaptés aux attentes du client et aux besoins des internautes.
Toutefois, si les sujets du rédacteur référenceur peuvent varier des fiches produits à des contenus rédactionnels complets pour des clients, il n’en est pas de même pour le journaliste web qui, lui, écrit uniquement des articles spécialisés aux contenus pointus et optimisés, portant sur un sujet en particulier.
Néanmoins, qu’il s’agisse de rédacteur SEO ou de journaliste web, les prérequis peuvent être les mêmes.
Les caractéristiques du profil de rédacteur et de journaliste web
Il s’agit :
- D’avoir une certaine culture générale,
- De collecter les données, les vérifier et savoir les traiter de la manière la plus objective possible,
- De savoir transmettre l’information de manière claire,
- Et le plus important : de maitriser tout ce qui se rapporte au SEO, et aux contraintes imposées par les algorithmes des moteurs de recherche.
2. Veilleur stratégique
Bien que cela soit l’un des métiers du numérique encore méconnus du public, le veilleur stratégique est nécessaire pour une entreprise qui souhaite être performante dans son domaine de spécialisation.
Rattaché à une structure ou à un domaine particulier, c’est un métier qui nécessite une connaissance parfaite du domaine d’activité d’une entreprise, ainsi qu’une précision dans l’utilisation de termes techniques propres au secteur d’activité de ladite entreprise. Métier décisionnel, la veille stratégique consiste à collecter et à analyser les informations issues du web.
Les missions du veilleur stratégique
Dans son rôle de collecteur et d’analyste, le veilleur stratégique accompagne le développement de l’entreprise en :
- Repérant les informations utiles aux décisions stratégiques, à l’innovation et à l’anticipation des risques,
- Exploitant les réseaux humains et électroniques des entreprises dans le respect de la légalité,
- Anticipant les tendances devant structurer le marché,
- Et en cernant les stratégies des concurrents, parfois dans le but de découvrir d’autres pratiques professionnelles.
Le veilleur stratégique doit avoir une longueur d’avance pour répondre aux besoins d’innovation du secteur d’activité de l’entreprise dans laquelle il travaille. Il doit aussi pouvoir identifier les phénomènes de société et l’environnement interne ou externe à l’entreprise, ou au domaine de spécialisation auquel l’entreprise s’intéresse pour orienter la création de contenu unique, sans oublier la surveillance de l’environnement concurrentiel.
Les compétences requises pour ce métier du numérique
Des qualités sont nécessaires pour embrasser une carrière de veilleur stratégique digne de ce nom. On peut citer :
- La maitrise des outils : outre la maîtrise de l’anglais, la veille stratégique nécessite l’utilisation courante d’outils numériques pointus comme Google Alert, Netvibes, Inoreader, entre autres.
- La possession de connaissances générales et techniques solides : Le veilleur stratégique est à la fois généraliste et technicien, parce qu’il doit posséder un bon regard critique lui permettant de jauger les situations et d’aider ses supérieurs à prendre des décisions, tout en entretenant un réseau de contacts et en étant un bon communicant, pour la collecte et l’étude des informations.
- Les sens en éveil : le veilleur stratégique est un professionnel à l’affut de tout changement de l’environnement concurrentiel d’un domaine d’activité dont il étudie les informations. Il doit savoir, parfois d’instinct, à quel moment saisir telle ou telle opportunité innovante, et savoir prévoir la portée de toute décision, de toute variation, qu’elles viennent de l’interne ou de l’externe. En plus de qualités d’expression ô combien primordiales, il doit aussi faire preuve de discrétion pour ne laisser fuiter des informations importantes.
Les données que le veilleur stratégique exploite sont assez souvent variées : presse spécialisée, internet, documents techniques, revues, etc. Tout est passé au crible par lui. Même tout ce qui peut provenir de la concurrence. Il peut travailler seul ou en équipe, en fonction de la taille de l’entreprise. Ainsi, il peut se voir rattaché à la direction commerciale, au service juridique, à la recherche et développement, ou directement à la direction en tant que salarié. Le veilleur peut aussi être indépendant, vendant ses services pour un domaine spécifique. Il est tenu au secret professionnel.
3. Cyberdocumentaliste
Dans la continuité d’un documentaliste de lycée qui collecte, gère, organise, classe et diffuse des documents, dans le but de renseigner et de transmettre l’information, c’est le troisième de notre liste des métiers du numérique.
Le cyberdocumentaliste se sert du web pour rechercher les informations, qu’il va ensuite classer dans une base de données, avant de les transmettre par exemple par mail à un utilisateur. Il s’agit de s’assurer que les employés ont toutes les informations à leur disposition quand il fonctionne en entreprise. De ce fait, il doit s’arranger pour organiser les fichiers numériques, faire des recherches efficaces et cohérentes, et valider la véracité de certaines informations. Il doit aussi avoir de bonnes compétences bureautiques et savoir se servir de la pléiade de supports du web : l’internet, l’intranet, l’extranet, les blogs, les wikis, etc.
C’est un professionnel du numérique qui peut évoluer dans une grosse société, dans un cabinet-conseil, ou encore dans une organisation gouvernementale, avec l’idée de donner à ses collègues ou à ses supérieurs une information avérée et actualisée issue du web.
Ses principales missions
C’est l’un des métiers du numérique où sont de mise :
- La conception et l’organisation des documents numériques,
- La recherche et la collecte sur Internet,
- La sélection et la validation de l’information,
- Le fait d’assurer une veille documentaire,
- Voire, créer des sites internet, et gérer leur référencement et leur contenu.
Les compétences requises
Les compétences personnelles du cyberdocumentaliste se résument en cinq points majeurs :
- La très grande curiosité pour les NTIC,
- La rigueur,
- Le sens de l’organisation,
- L’esprit de synthèse,
- La persévérance.
4. Concepteur rédacteur
Le concepteur rédacteur crée des messages publicitaires pour tous les types de supports sur internet : affiche, film publicitaire, bannière publicitaire, lettres d’informations promotionnelles. C’est un acteur du marketing numérique.
En fonction de son public, et surtout du produit, du service, ou de la marque à promouvoir, ses responsabilités s’inscrivent dans le cadre d’une campagne publicitaire, pour trouver le message idéal, pour le support idéal, et la cible à toucher.
En collaboration avec le directeur artistique, et quelquefois la cellule commerciale pour prendre connaissance de la stratégie de communication à adopter, il est en charge de trouver le mot qui « claque », le slogan qui « fait mouche », le visuel le plus accrocheur pour marquer l’esprit des consommateurs, quel que soit le type de support publicitaire.
Pour ce faire, il fait des recherches documentaires sur le sujet de la publicité à concevoir. Il met au point un ou plusieurs projets en fonction des supports choisis, quitte à les réadapter si besoin. Puis, après validation du projet par le directeur de création, le concepteur rédacteur rédige le texte du message publicitaire. Il participe également à la réalisation matérielle de l’ensemble du projet, et en fait le suivi. Il est en charge de choisir la mise en page des textes et des images, le format des documents.
Le profil de l’un des métiers du marketing numérique
En tant que métier issu du marketing numérique, le concepteur rédacteur doit endosser un profil avec des caractéristiques bien précises :
- Le professionnel créatif : son sens de l’analyse, de l’humour, son esprit curieux, ainsi que sa créativité et une culture générale dense sont incontournables pour embrasser une telle carrière. Il doit aimer jongler avec les mots, avoir une excellente maîtrise du langage écrit et oral, et une certaine psychologie de la vente. Sans oublier le côté rédactionnel irréprochable !
- Armé face au stress : oui, il va s’amuser avec les mots, mais, ne pas faire d’envolées ! À cause des contraintes de délai, de budget, et des impératifs techniques entre autres, le concepteur rédacteur se doit d’être réaliste et pragmatique. Et il y a aussi les urgences dont la gestion demande un sang-froid afin de trouver les solutions adéquates.
- L’amour de la compétition : le publicitaire du numérique, en plus d’être sur tous les fronts ou presque, doit pouvoir tenir, rester efficace, dynamique, avoir le goût de la compétition, pour se faire connaître.
5. Concept Artist
Les métiers du numérique les plus créatifs font partie du domaine des jeux vidéo. À l’instar du concept artist.
Il met en image un concept, c’est-à-dire des décors, des personnages, des créatures issus de l’imaginaire. En préproduction, il dessine ces personnages, ces décors, créatures et des objets qu’il crée en adéquation avec l’univers défini par la direction artistique.
Sachant que les directions artistiques diffèrent en fonction des projets, le concept artist doit savoir adapter sa créativité en rapport avec les demandes des différentes équipes artistiques.
En amont du processus de création et de développement d’un jeu vidéo, en commençant par des esquisses, c’est l’un des métiers du numérique qui demande la maîtrise du dessin traditionnel et des outils graphiques. Il est adapté pour ceux qui veulent une raison de se lever chaque matin et une certaine idée du bonheur au travail, notamment pour les passionnés de dessin.
Les missions du concept artist
Elles incluent de :
- Comprendre la demande des clients sur les visuels et l’ambiance demandés pour le jeu,
- Effectuer un travail de recherche d’inspiration pour produire des concepts arts sans négliger le cahier des charges initial,
- Maîtriser différentes techniques de création numérique,
- Concilier les aspects techniques et esthétiques,
- Concevoir des productions visuelles à partir d’une idée, des concepts originaux.
Ses qualités
Le concept artist est un professionnel du numérique qui s’adapte aux contraintes et aux demandes, qui est créatif, patient. Il fait aussi œuvre d’ouverture d’esprit et a le sens de l’écoute. Il complète ces qualités personnelles avec :
- Des compétences en illustration, animation et effets spéciaux ou modélisation 3D,
- La maitrise parfaite du dessin sur papier,
- La maitrise du digital painting et de la tablette graphique,
- Une culture générale et artistique solide, avec une expertise en composition, éclairage, couleur, perspective, etc.
6. Designer UX
Pour toute offre de service ou toute consommation de produit sur le net, l’internaute vit une expérience. Et c’est ce à quoi s’applique le designer UX, ou designer d’expérience utilisateur.
Étant un des métiers de la création numérique, il consiste à offrir la meilleure expérience possible à l’internaute en prenant en compte la capacité d’usage, l’accessibilité et les émotions.
Il crée et conçoit des contenus de plateformes de sites web de qualité des entreprises, de même qu’il parvient à allier plusieurs paramètres pour arriver à la satisfaction client. Dans la vision d’un rendu à la fois attrayant, agréable, pratique et facile à utiliser, le designer UX répond à certaines étapes dans son processus de création :
- L’exploitation de données techniques
- La phase de recherche et d’exploration (identité, formes, usages, fonctions)
- La phase de création (idéation, design visuel et graphique)
Les missions du designer UX
Le souci numéro un du designer UX étant que le produit fini soit agréable à utiliser sur tous les supports, avec le désir de mettre l’usager à l’aise et en sécurité, ses missions se dénombrent comme suit :
- Comprendre les différents profils des utilisateurs compte tenu de leurs habitudes, besoins, etc.,
- Adapter les interfaces aux utilisateurs ciblés par l’entreprise,
- Réaliser des tests et des études auprès de la cible éventuelle sur les points à améliorer,
- Mesurer l’efficacité des améliorations ou nouveautés apportées.
Le savoir être et le savoir-faire du designer UX performant
Le designer UX est un professionnel empathique, créatif, curieux, organisé, rigoureux. Il doit aussi être très observateur des tendances et des évolutions, et savoir adapter ses créations en fonction des besoins des utilisateurs. De plus, il doit pouvoir :
- Réaliser des recherches documentaires via des entretiens, et des organisations d’ateliers,
- Créer des parcours utilisateurs,
- Illustrer des solutions dans des maquettes, avec la capacité de les faire tester,
- Maitriser les audits ergonomiques et de benchmarks,
- Maitriser les outils d’analytics : MIxpanel, Google Analytics, etc.
7. Designer UI
Septième de notre idée de métiers du numérique, le designer UI est aussi un garant du processus créatif dans l’organisation d’un site web par exemple.
À l’inverse du designer UX, le designer UI (soit designer d’interface utilisateur) définit le design de l’interface d’une plateforme numérique en répondant aux problématiques de l’activité de l’entreprise, de son identité de marque et aux besoins des utilisateurs pour créer une interface attrayante, pratique et intuitive pour faire vivre l’expérience la plus agréable et la plus mémorable possible.
En complémentarité avec le designer UX, le designer UI définit ou retranscrit une identité visuelle : palette de couleurs, typographies, éléments graphiques, boutons, illustrations, etc. en constituant un système graphique (Design System). Le designer UI est en charge de l’effet visuel et du rendu global de l’interface de la plateforme numérique conçue.
Le designer UI et ses missions
Il remplit comme missions :
- La création de maquettes graphiques,
- La veille à l’harmonie et à la clarté visuelle d’une interface,
- La production de visuels (champs de saisie, texte, images, boutons, etc.)
- Le test de ses interfaces pour recueillir les avis et suggestions en vue d’amélioration éventuelle
- La collaboration avec l’équipe projet et les développeurs,
- La veille et le benchmark d’interfaces.
Le designer UI: son savoir être et son savoir-faire
Quiconque voulant être designer UI doit chercher comme capacités humaines :
- La communication,
- La créativité,
- La curiosité,
- L’organisation,
- La rigueur.
Et comme talents techniques :
- Des bases en psychologie, sociologie, et ergonomie des interfaces,
- Des connaissances en design system, atomic design, motion design, et animation d’interfaces avec des applications comme after effets, principle, lottie,
- La maitrise de la suite Adobe et des outils de maquettage (Figma Sketch par exemple)
- Des bases en code et langages informatiques HTML, CSS et Javascript
8. Développeurs
Dans le secteur du développement numérique, on peut retrouver les métiers de développeur web, et de développeur mobile, ainsi que leurs différentes nuances.
1) Le développeur web
Le développeur web crée des sites internet sur-mesure grâce à la maîtrise de plusieurs langages informatiques. À partir de modélisations graphiques, il va assembler des pages web en HTML et CSS, ajouter des fonctionnalités techniques, mais aussi intégrer des contenus (textes, images, sons, vidéos) dans le code.
Il assure la compatibilité avec les différents moteurs de recherche et met en place la communication entre client et serveur, en plus de gérer les bases de données.
À partir de l’analyse faite des besoins d’un client et des outils à intégrer sur le site internet par exemple du dit client, il va créer tout ce dont la plateforme numérique de son client a besoin pour fonctionner, en utilisant des lignes de codes et des langages de développement web comme Java, PHP, Ruby, Python, C++ etc.
Un peu comme on construit une maison, la conception de la plateforme s’effectuera selon un cahier de charges précis, établi par un chef de projet. De plus le développeur web porte la responsabilité de tester son programme, et d’en corriger les failles selon les retours clients.
Ses conceptions peuvent se faire en :
- Back-end : c’est la conception et la gestion de toute la partie « non visible » du développement et donc inaccessible à l’utilisateur (client par exemple). C’est la structure.
- Front-end : c’est la conception des interfaces de la plateforme numérique via une maquette, et le fait de rendre ces interfaces interactives vis-à-vis des internautes. C’est l’apparence.
- Full-stack : c’est-à-dire la conception à la fois en back end et front end.
Dans son évolution, voire sa spécialisation, le développeur web peut devenir :
- Intégrateur web,
- Technicien intégrateur web
- Webmestre
- Etc.
2) Le développeur mobile
Dans le même sillage que le développeur web, ce professionnel du numérique se cantonne beaucoup plus sur la réalisation des applications iOS ou Android.
Il crée ou optimise des plateformes pour mobiles smartphones et autres tablettes, qu’il s’agisse d’une application conçue de toutes pièces, de l’adaptation d’un site internet à une plateforme similaire iOS ou Android, ou à l’amélioration d’une application déjà existante.
Tout comme le développeur web, le développeur mobile doit s’en tenir à un cahier des charges précis, qu’il peut réaliser lui-même, ou qui lui est fourni en fonction des besoins du client.
Ensuite, il structure les programmes informatiques en définissant les algorithmes pour le traitement de données via l’application mobile.
Puis, il doit faire des tests de son programme pour anticiper les évolutions et les problèmes éventuels de l’application conçue.
Les spécificités de l’affichage sur ce type d’outils, telles que la taille de l’écran, la diversité des plates-formes, l’interaction limitée, ainsi que les contraintes imposées par le client pour lequel on travaille, doivent alors être prises en compte.
Les compétences du développeur
Pour devenir développeur, certaines compétences sont importantes. Le profil du développeur correspond à :
- Un professionnel maîtrisant les sciences mathématiques et l’informatique : il doit avoir une bonne connaissance des langages de programmation ainsi que des compétences solides en mathématiques, notamment en algorithmes, géométrie et analyses. De plus, il doit constamment mettre à jour ses connaissances dans ces domaines.
- Un très bon communicant : le développeur doit être capable de traduire les demandes du cahier des charges en termes techniques. Il doit également avoir la capacité de communiquer clairement sa conception aux personnes non-techniques. Pour cela, il doit apprécier les échanges et être capable de proposer des idées et des solutions de manière compréhensible.
- Un sens de la rigueur et de l’innovation : le développeur doit être autonome, responsable et efficace dans son travail. Il doit rester constamment à l’affût des évolutions technologiques et des tendances du domaine pour rester performant. La curiosité, la détermination, la patience et l’autodidactisme sont des qualités essentielles. De plus, la créativité et la réactivité sont des atouts importants pour réussir dans ce domaine.
9. L’analyste Data
Dans une ère où les entreprises accordent au Big Data une valeur digne d’une mine d’or, car il permet de créer de la valeur ajoutée, le rôle de l’analyste de données, ou Data Analyst, consiste à exploiter et à modéliser les flux de données.
Ce professionnel occupe la neuvième place dans notre liste des métiers du numérique.
En collectant des données numériques sur les utilisateurs d’un site, par exemple, ce type de professionnel est en mesure d’expliquer au propriétaire du site comment mieux connaître sa clientèle cible afin de mieux répondre à leurs besoins.
Ces informations permettent en effet d’orienter la stratégie d’une entreprise, d’améliorer la productivité d’une tâche, ou encore de conseiller les clients sur leur consommation. Par ailleurs, l’analyste de données conçoit les algorithmes nécessaires à la collecte, au stockage, au traitement et à la restitution des données.
Les impératifs de l’analyste data
Ils incluent :
- La sélection des données à partir d’une problématique identifiée,
- La production d’une analyse en exploitant les données,
- La synthétisation et la vulgarisation des données pour orienter la stratégie des décideurs,
- L’automatisation de l’exploitation des données.
Les prérequis d’un bon data analyst
Un bon data analyst doit être autonome, se concentrer pleinement sur l’étude des données, faire preuve de curiosité, être organisé, patient et rigoureux dans son approche. Il doit également posséder un esprit critique pour analyser les données de manière approfondie. Par ailleurs, il doit avoir l’esprit d’équipe pour collaborer efficacement avec d’autres professionnels et partager ses découvertes.
En tant que data analyst, il doit être un bon pédagogue afin d’expliquer les données qu’il collecte et qui doivent être exploitées, en rendant les résultats accessibles et compréhensibles pour un public non technique.
En plus de ces qualités humaines, le data analyst doit détenir des compétences techniques essentielles telles que :
- La connaissance des langages informatiques (Python, VBA, SAS, SQL, CSS, C++, etc.),
- La maitrise d’outils statistiques (DataWrangler, Google Refine, OpenStat, etc.),
- La maitrise d’outils d’accès aux bases de données (Google Cloud Platform, etc.),
- La maitrise d’outils de reporting,
- La maitrise de Web Analytics,
- La gestion de projet, et la maitrise de l’anglais.
10. L’ analyste Business Intelligence
L’analyste Business Intelligence est en effet l’un des nouveaux métiers du numérique qui met l’informatique au service de la prise de décision. Son rôle consiste à exploiter les données à l’aide de programmes afin d’aider l’entreprise à prendre des choix décisionnels éclairés.
Ce professionnel analyse la situation de la société ainsi que les défis auxquels les dirigeants sont confrontés. En sélectionnant, analysant et triant les données, il travaille à comprendre les besoins de l’entreprise et à apporter les solutions nécessaires.
L’analyste Business Intelligence joue un rôle crucial dans la conception des bases de données en fonction des projets définis lors des réunions sur la stratégie de l’entreprise. Il présente ensuite ces données sous forme de rapports et de graphiques pour faciliter la compréhension et la visualisation des informations.
Ce professionnel se situe à la jonction entre la direction financière, les équipes opérationnelles et le service informatique de l’entreprise. Il est ainsi le lien essentiel qui permet de traduire les données en informations utiles pour la prise de décision stratégique. En travaillant de manière transversale, il contribue à améliorer les performances globales de l’entreprise en fournissant des données exploitables à tous les niveaux de l’organisation.
Les obligations de missions de l’analyste Business Intelligence
Ses missions comprennent :
- L’analyse des besoins complets de l’entreprise grâce aux données,
- L’analyse des besoins fonctionnels et techniques ;
- Extraire des données d’un data-warehouse et traiter des informations afin de produire des rapports lisibles pour des décideurs ;
- Localiser des données de production ;
- Intervenir à chaque phase du cycle de vie des projets décisionnels ;
- Contribuer à la modélisation d’un entrepôt de données ;
- Définir des spécificités techniques ;
- Réaliser, conserver et tester en autonomie des développements de couche sémantique ;
- L’administration de la plateforme de diffusion ;
- L’accompagnement du client pendant la réalisation du projet.
- Le fait de trouver la meilleure solution en data pour l’entreprise,
- La mise en place d’une architecture de données solides,
- Le suivi de projet de données, et la surveillance des évolutions et tendances,
- La confection de rapports clients, et la formation des collaborateurs.
Analyste Business Intelligence : les talents nécessaires
L’analyste Business Intelligence possède un ensemble de talents et de compétences nécessaires pour mener à bien ses missions. Parmi les talents importants figurent son autonomie, sa curiosité, sa capacité d’écoute, son aptitude à la pédagogie et sa polyvalence. De plus, il doit être doté d’un esprit critique pour analyser les données de manière approfondie et avoir de bonnes compétences relationnelles pour collaborer efficacement avec différentes parties prenantes au sein de l’entreprise.
Concernant les compétences techniques, voici celles qui sont essentielles pour un analyste Business Intelligence :
- La connaissance en fonctionnement des systèmes d’exploitation,
- L’expertise en outils de data visualisation (Microsoft Excel, VBA, Power BI, etc.)
- L’expertise en langage de programmation pour l’exploitation des données (Python, SAS, SQL, etc.)
- La maitrise de l’anglais, l’aisance rédactionnelle,
- La maitrise des outils de traitement de données (Handoo, Spark)
- La maitrise des analyses de données et systèmes de base de données
En développant ces talents et en acquérant ces compétences techniques, l’analyste Business Intelligence peut jouer un rôle clé dans l’aide à la prise de décision stratégique de l’entreprise, en utilisant les données pour fournir des informations pertinentes et exploitables.
11. Le Responsable de Sécurité des Systèmes d’Information
Face à l’ampleur des attaques numériques touchant particuliers et entreprises, y compris celles considérées comme « impénétrables », le Responsable de Sécurité des Systèmes d’Information (RSSI) occupe un rôle primordial dans le domaine de la sécurité numérique en protégeant les données et les systèmes informatiques.
Les missions du RSSI incluent :
- Comprendre les informations sensibles de l’entreprise.
- Identifier les risques potentiels pour ces informations.
- Déterminer le niveau de risque acceptable, puis élaborer une politique de sécurité qui doit être rigoureusement appliquée. Cette politique doit également être régulièrement mise à jour.
Le RSSI doit effectuer une veille technologique continue dans le but de se tenir informé des nouvelles menaces pouvant mettre en péril les systèmes informatiques concernés. Il est également chargé de sensibiliser le personnel aux questions et aux normes de sécurité à travers l’utilisation d’outils de sensibilisation, tout en s’assurant du respect des bonnes pratiques de sécurité par les membres de l’entreprise.
Pour accroître l’efficacité de ses interventions, le RSSI peut collaborer avec des experts en cybersécurité.
Les missions du RSSI
Le métier de RSSI englobe différentes missions telles que :
- La définition d’un système de sécurité.
- L’établissement de la politique de gestion des informations au sein de l’organisation.
- L’évaluation des actifs informationnels, des processus de création de valeur et de l’appétit pour le risque associé.
- L’identification des risques et des mesures de sécurité à prendre, et leur mise en liste.
Ce rôle nécessite certains savoir-être tels que la curiosité, l’organisation, la rigueur, la pédagogie, la communication, la gestion du stress, l’adaptabilité, le sens des responsabilités, le leadership et l’esprit d’équipe. En ce qui concerne le savoir-faire, on retient du RSSI :
- La connaissance des principes de la cybersécurité et des réglementations concernant la protection des données et de la vie privée.
- La maîtrise des normes de sécurité informatique.
- Une connaissance approfondie des technologies informatiques et des architectures réseau.
- La capacité à mettre en œuvre un système de gestion de la sécurité informatique.
- Une expérience en gestion de projet.
- La capacité à réaliser des audits et des tests de conformité.
Le RSSI peut efficacement protéger les données et les systèmes informatiques de l’organisation contre les menaces et les risques de sécurité en utilisant ces compétences techniques et les qualités personnelles mentionnées.
Source : SocialBuilder